Livres anciens, vieux papiers, photos : ce qui a de la valeur

Dans une bibliothèque, tout ne se vaut pas
Les clubs de lecture des années 60-80 et les encyclopédies dépareillées n'ont hélas plus de marché. En revanche : éditions originales d'auteurs cotés, livres illustrés, belles reliures signées, ouvrages régionaux, voyages et atlas, éditions numérotées — ces rayons-là méritent l'œil d'un connaisseur.
Indices rapides : la page de titre (date, éditeur, mention d'édition), le papier (vergé, pur fil), les gravures et cartes dépliantes, l'état de la reliure. Un ex-libris ou un envoi autographe de l'auteur peut transformer la donne.
Les papiers qui valent plus que le papier
Cartes postales anciennes (surtout les petits villages et les métiers), affiches publicitaires et de spectacle, plans et gravures, menus, actions et titres décoratifs, documents d'histoire locale : ces éphémères ont leurs collectionneurs. Vendus au lot, ils financent une partie du débarras ; triés à la pièce, certains atteignent des prix étonnants.
Photographies et albums de famille
Avant 1920, la photographie a une valeur documentaire et parfois marchande : daguerréotypes, portraits au collodion, albums de voyage, photos de métiers et d'ateliers. Même sans valeur de marché, proposez toujours les albums de famille aux proches avant tout débarras — c'est la première chose que l'on regrette.
Le bon réflexe avant la benne
Ne videz jamais une bibliothèque ou un secrétaire directement en déchetterie. Photographiez les rayonnages en l'état, ouvrez les tiroirs — les papiers importants et les livres précieux se cachent souvent ensemble — et faites passer un professionnel : l'examen est gratuit, le regret, lui, est définitif.