Montre ancienne : comment savoir si elle a de la valeur ?

La marque, mais pas seulement
Les grandes manufactures suisses tiennent le haut du marché, et certaines références se sont envolées. Mais des maisons plus discrètes — horlogerie française, chronographes des années 40 à 70, montres militaires — ont aussi leur public de collectionneurs.
Ouvrez l'œil sur le cadran (nom, mentions « chronomètre », compteurs) et, si possible, sur le mouvement : la signature du calibre compte autant que celle du cadran.
L'état d'origine vaut mieux que le rutilant
Un boîtier jamais repoli, un cadran d'origine même patiné, des aiguilles d'époque : voilà ce que cherche le collectionneur. Un polissage énergique arrondit les carrures et efface les poinçons — un cadran « refait à neuf » peut diviser le prix par trois.
La règle d'or : ne confiez pas la montre à réviser avant la vente. Une révision moderne mal documentée peut remplacer des pièces d'origine ; montrez-la telle quelle, arrêtée s'il le faut.
Montres de poche : le détail qui change tout
Héritées par générations entières, les montres de gousset sont inégales : beaucoup valent leur poids d'or (boîtier en or, mécanisme courant), certaines valent une voiture (complications, émaux, grandes maisons). Répétition minutes, quantième perpétuel, chronographe : si la montre « fait autre chose » que donner l'heure, faites-la examiner absolument.
Pendules, cartels, horloges : la famille élargie
L'horlogerie ancienne ne s'arrête pas au poignet. Pendules de cheminée en bronze doré, cartels d'applique, horloges de parquet : la qualité du bronze, la signature du cadran et l'état du mouvement font le prix. Transport délicat — laissez le professionnel se charger de l'emballage et de l'enlèvement.