Vendre l'argenterie de famille : les pièges à éviter

Le piège n°1 : vendre au poids ce qui vaut plus que son poids
Les comptoirs de rachat de métaux paient l'argent au cours du jour, point final. Or une ménagère signée d'un grand orfèvre, une pièce de forme ancienne ou un décor recherché se négocient bien au-dessus de la valeur de fonte. Avant tout passage au comptoir, faites identifier les poinçons par un professionnel des objets anciens.
Lire les poinçons : Minerve, crabe et compagnie
En France, la tête de Minerve garantit l'argent massif (950 ou 800 millièmes) ; le crabe marque les petits objets ; les poinçons carrés au nom du fabricant identifient l'orfèvre. Le métal argenté, lui, porte des chiffres (84, 90...) indiquant l'épaisseur d'argenture — sa valeur est moindre, mais les belles maisons restent recherchées.
Ne polissez pas frénétiquement avant la vente : un décapage agressif peut effacer des poinçons et abîmer les ciselures — c'est de la valeur qui part au chiffon.
Ménagère incomplète : vendre quand même ?
Oui. Les pièces manquantes se recomplètent sur le marché, et certains couverts s'achètent à l'unité. Une ménagère aux trois quarts complète d'un bon orfèvre vaut toujours mieux que ce que son poids laisse croire. Présentez l'ensemble tel quel, écrin compris : l'écrin d'origine compte aussi.